Le Vésinet

En 1837, la première ligne de chemin de fer pour voyageurs en France, traversa la forêt du Vésinet – qui n’avait été jusqu’alors qu’une forêt de chasse – pour relier Paris au Pecq.

Alphonse PALLU comprit tout l’intérêt que présentait cette forêt proche de Paris et desservie par le chemin de fer. Il décida, en 1856, de créer de toutes pièces un lotissement modèle en mariant la ville et la nature. Le Comte Paul de CHOULOT, créateur de nombreux parcs en France, fut chargé des travaux d’aménagement.
Cinq lacs furent creusés, reliés par des petites rivières que longent des sentiers ombragés. Des pelouses furent tracées, laissant découvrir de larges perspectives sur les coteaux environnants. Un cahier des charges très strict fut établi dès 1863, destiné à préserver ce cadre unique.

La protection du Vésinet reposait depuis sa création sur le respect du Cahier des Charges (1863), imposé par Alphonse Pallu, fondateur et premier maire, à tout acquéreur de terrain. Ce document de droit privé liait entre eux les propriétaires sans aucune intervention administrative.

En 1934, les dirigeants du Syndicat d’Initiative, s’appuyant sur la loi du 2 mai 1930, convainquirent la municipalité qu’il fallait l’utiliser au plus vite. Ensemble,  ils obtinrent  l’inscription à l’Inventaire des Sites (1er février 1934) et l’arrêté de classement comme Site (5 février 1934) puis, en s’appuyant sur la nouvelle loi du 14 mai 1932 à l’origine du premier plan d’aménagement de la Région parisienne, ils travaillèrent de concert  au projet de Plan d’Aménagement de la commune du Vésinet qui fut déclaré d’utilité publique le 29 juillet 1937.

En 1970, l’inscription à l’inventaire des Sites fut étendue à toute la partie « pavillonnaire » de la Ville.

En 1983, le statut de «Site classé» fut attribué à tous les lacs, rivières, pelouses, coulées vertes de la Commune.

En luttant contre le projet de voie Nord-Sud (1967), contre l’échangeur de l’A14, en participant à l’élaboration du règlement d’urbanisme de 1970, du plan d’occupation des sols (POS) de 1979, à son renforcement en 1992, à la rédaction du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de 2014, du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de 2015, et actuellement à la future Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) en préparation, ou encore à l’aménagement du Parc Princesse, etc., le Syndicat d’Initiative et de Défense du Site poursuit son action avec la même vigilance.